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AGENCE CENTRAFRICAINE DE PRESSE- République Centrafricaine, Bangui
     

Dixième rencontre annuelle de concertation avec la profession bancaire et financière de la CEMAC

Bangui, 04 juil. (ACAP) - Le Gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), également président de la Commission Bancaire de l'Afrique Centrale (COBAC), Abbas Mahamat Tolli, a personnellement présidé mercredi 27 juin 2018 à Yaoundé au Cameroun les travaux de la dixième rencontre annuelle de concertation avec la profession bancaire et financière de la Communauté Economique et monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC).



Photo de famille de M. Abbas Mahamat Tolli avec les délégués et invités
Photo de famille de M. Abbas Mahamat Tolli avec les délégués et invités
Ce séminaire, qui a rassemblé les autorités de la BEAC et de la COBAC, les présidents des associations professionnelles des établissements de crédits et de micro-finance, les directeurs desdits établissements, a pour but d'échanger de manière approfondie sur divers thèmes d'actualité se rapportant à la profession bancaire et financière.
 
Dans son propos introductif, M. Mahamat Tolli a évoqué un embelli tant dans la sous région que sur le plan international, soutenu par une prévision de croissance mondiale de 4%, d'après les prévisions du Fonds monétaire international (FMI).
 
Dans la zone CEMAC, a-t-il dit, "les activités devraient se raffermir en 2018, avec la remontée des cours du pétrole et la mise en œuvre es programmes économiques et financiers conclus entre les Etats et le FMI.
 
Au niveau du système financier, le produit net bancaire (PNB) de l'ensemble des banques de la CEMAC a augmenté de 2,3%, pour s'établir à 935 milliards de francs CFA au 1 décembre 2017. Le résultat des 51 banques en activité dans la CEMAC, en dehors des banques en liquidation, est en hausse de 59,7%, à 139,4 milliards francs CFA à la même date par rapport au niveau de 2016.
 
Au niveau prudentiel, sur les 51 banques en activité, 28 disposent de fonds propres nets suffisants, respectant ainsi l'ensemble des normes prudentielles assises sur cet agrégat.
 
Trois thèmes facilitant des échanges ont dominé cette dixième rencontre annuelle de concertation avec la profession bancaire et financière de la CEMAC. Ce sont : la problématique des avoirs extérieurs de la CEMAC et des transferts internationaux ; la mise en œuvre des diligences relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dans la CEMAC ; enfin, l'évolution des créances en souffrance dans les établissements de crédit de la CEMAC.
 
Au sujet du premier point, de récentes enquêtes thématiques réalisées par le secrétariat général de la COBAC sur la gestion des avoirs extérieurs au Congo, au Cameroun, en Centrafrique, au Gabon et en Guinée équatoriale ont révélé que l'ensemble des établissements de micro-finance ne respectent pas les dispositions de la réglementation des changes, encore moins la teneur de la lettre circulaire définissant la notion d'avoir en devises injustifiées.
 
En agissant de la sorte, ces établissements usent abusivement des réserves de change de la zone, alors que l'exclusivité de leur détention et de leur gestion incombe à la BEAC. Une réglementation des changes est actuellement en cours, avec la contribution de la profession bancaire.
 
Pour ce qui est du second sujet, portant sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dans la zone CEMAC, sa raison d'être est de prévenir, détecter, décourager et réprimer toute utilisation des circuits bancaires de la CEMAC à des fins criminelles, car ces circuits sont intégrés à l'écosystème financier mondial.
 
Enfin, le dernier sujet, sur les créances en souffrance dans les établissements de crédit de la CEMAC, ont permis de conclure que plusieurs facteurs, liés aussi bien au contexte macroéconomique qu'à la gouvernance du risque, sont à l'origine de la dégradation de la qualité du porte feuille bancaire dans la sous-région.
 
L'accumulation des arriérés de paiement par les Etats vis-à-vis des clients des banques, la baise de la commande publique et la réduction rapide des dépôts constituent autant de déterminants de l'accroissement de ces créances en souffrance dans les livres des banques.
 
Les échanges à cette occasion ont été francs et fructueux.

Mercredi 4 Juillet 2018
Alain-Patrick Mamadou / ACAP

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