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AGENCE CENTRAFRIQUE DE PRESSE "AGENCE DE L'UNITE NATIONALE"- République Centrafricaine, Bangui
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AGENCE CENTRAFRICAINE DE PRESSE
 
     

Discours d’investiture de son Excellence le Général d’Armée François Bozizé Yangouvonda Président de la République, Chef de l’Etat Bangui, le 15 mars 2011

Discours d’investiture de son Excellence le Général d’Armée François Bozizé Yangouvonda
Président de la République, Chef de l’Etat
Bangui, le 15 mars 2011



Excellences, messieurs les Chefs d’Etat, chers frères,
Mesdames les épouses des chefs d’Etat
Mesdames, messieurs les représentants des chefs d’Etat,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Monsieur le Premier ministre chef du gouvernement
Mesdames messieurs les ministres
Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle
Mesdames, messieurs les présidents des institutions de la République
Mesdames, messieurs les Ambassadeurs et Représentants des organisations internationales
Messieurs les président des partis politiques
Mesdames, messieurs les membres de la Direction nationale de campagne du KNK
Distingués invités, mesdames et messiers
Au moment où je prends la parole, je voudrais avant tout, au nom du gouvernement et du peuple centrafricain tout entier, présenter au gouvernement et au peuple Nippon nos sentiments de profondes condoléances pour cette tragique catastrophe naturelle, sans précédents, qui secoue le Japon.
Je pris donc l’assistance de bien vouloir observer une minute de silence en la mémoire des disparus.
Je vous remercie.
Excellences, messieurs les Chefs d’Etat,
Distingués invités, mesdames et messiers
Mes très chers compatriotes
En ce jour mémorable, il m’est particulièrement agréable d’avoir à vous exprimer, au nom du peuple centrafricain et en mon nom personnel, nos vifs remerciements et notre profonde gratitude d’avoir accepté, en dépit de vos lourdes charges, de nous honorer en participant à la présente cérémonie d’investiture.
Je remercie toute la communauté internationale ainsi que les partenaires au développement pour leur appui constant au processus démocratique en République Centrafricaine.
Je voudrais rendre un hommage mérité au KNK, au bureau politique, à la Direction nationale de campagne ainsi qu’aux partis de la majorité présidentielle pour leur travail remarquable qui a abouti à ma victoire au premier tour de l’élection présidentielle.
Je voudrais aussi témoigner, à l’endroit de tous les Centrafricains de l’intérieur comme de la diaspora, toute ma reconnaissance pour avoir placé leur confiance en moi, en m’élisant massivement dès le premier tour du scrutin présidentiel du 23 janvier 2011.
Je puis d’ores et déjà vous rassurer, mes chers compatriotes, que j’ai compris votre message, celui de la paix, de l’unité nationale, du développement socioéconomique ainsi que de l’amélioration de vos conditions de vie.
Ces élections libres, transparentes, inclusives, paisibles et démocratiques, comme l’ont reconnu les observateurs tant nationaux qu’internationaux, ainsi que les Nations Unies, par l’entremise de son Secrétaire général, ont une fois de plus, prouvé la maturité du peuple centrafricain et sa foi en la démocratie.
Excellences, messieurs les Chefs d’Etat,
Distingués invités, mesdames et messiers
Mes très chers compatriotes
En ce jour aussi solennel qu’historique, où je prends officiellement mes fonctions de Président de la République Centrafricaine, Chef de l’Etat, ma pensée va vers la majorité des Centrafricains qui ont vu en mon projet de société un puissant vecteur de lutte contre la pauvreté et de développement de notre pays.
Il a été aussi celui de la remontée en puissance lente mais sûre de nos forces de défense et de sécurité.
Ce quinquennat a également été celui de la remise sur les rails du développement à travers le rétablissement des équilibres macroéconomiques, de l’assainissement des finances publiques, de la relance des secteurs productifs de l’économie en général tels que les mines, les forêts, l’agriculture, l’élevage, le commerce, le transport, les infrastructures de base, l’encadrement des petites et moyennes entreprises (PME) et des petites et moyennes industries (PMI), la mobilisation des investissements privés, sans oublier l’essentiel qui est le relèvement de l’école et la promotion de la santé.
Ces acquis doivent faire mieux si nous nous mettons résolument au travail, dans l’ordre et la dignité.
C’est en cela que je mesure la lourde confiance investie en ma personne ainsi que l’immense espoir suscité par ma réélection à la Magistrature Suprême de l’Etat.
Mes chers compatriotes,
Pour ce nouveau quinquennat, mon vœu le plus absolu est de continuer inlassablement l’œuvre de reconstruction nationale entreprise depuis le Sursaut Patriotique du 15 mars 2003.
Je reste convaincu que seul le travail, rien que le travail, le Kwa Na Kwa, demeure la vertu cardinale de tout progrès social, le leitmotiv d’un développement durable et harmonieux pour favoriser le bien-être du peuple.
C’est pourquoi, le gouvernement qui m’accompagnera dans ce mandat et qui ne sera constitué que des hommes et des femmes de bonnes volontés, compétents, ayant la passion de l’intérêt général, s’attèlera donc avec abnégation à traduire dans les faits les piliers du projet de société sur la base duquel j’ai été élu.
Il s’agira de poursuivre la relance de l’économie nationale, la transparence dans la gestion de la chose publique, de combattre la pauvreté, la corruption, de lutter contre le chômage, de promouvoir et protéger les droits fondamentaux de l’Homme, de donner à la République Centrafricaine l’image d’un pays où il fait mieux vivre.
Conformément à mon projet de société, je m’emploierai à propager les idéaux et la vertu de travail, et poursuivre la reforme et la moralisation de l’administration afin de la rendre plus efficace, plus efficiente crédible, fondée sur la culture de résultat.
Dans cette donne, je mettrai un accent particulier sur la bonne gouvernance et la gestion des sociétés d’Etat, jadis sources de revenus et de bien-être des populations, devenues aujourd’hui, sources d’enrichissement illicite pour certains et d’appauvrissement de l’Etat et du peuple.
D’ores et déjà, je m’engage à instruire le gouvernement à mener des réformes profondes au niveau de toutes les sociétés d’Etat, afin de maximiser les profits et traduire en justice les auteurs de malversation et de gabegie.
Je veillerai personnellement au renforcement de l’Etat de droit, à asseoir l’autorité de l’Etat, à préserver l’unité nationale, à défendre les intérêts fondamentaux de la nation, l’intégrité du territoire, à garantir la paix, la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national.
Dans cette optique, nous allons prioriser le renouveau du secteur primaire. Cette politique consistera à instaurer un développement intégré de l’agriculture et de l’élevage basé sur la communauté rurale.
L’industrie sera également au centre de nos préoccupations avec la promotion du secteur privé et la restauration de notre tissu industriel longtemps délabré par des soubresauts à répétition et par la mal gouvernance.
Je m’emploierai à créer les conditions nécessaires et favorables à l’émergence d’hommes d’affaires centrafricains capables de soutenir les efforts entrepris jusque-là.
Convaincu que le soutien au secteur industriel doit être encouragé par le développement d’un espace de compétitivité pour nos entreprises, un accent particulier sera mis sur une politique crédible de fourniture d’énergie et de réalisations d’infrastructures, au profit des couches les plus démunies.
Notre politique énergétique a bien entendu, été revue et corrigée par l’adoption d’un Document de Politique Energétique Nationale.
L’électrification rurale encore embryonnaire sera densifiée et des expériences à travers la recherche nous permettront l’usage à grande échelle des énergies renouvelables.
La relance des secteurs minier, énergétique et hydraulique déjà effective grâce à de nombreuses reformes courageuses entreprises dans ces secteurs et qui ont permis de valoriser nos ressources se poursuivra par la mise en œuvre des grands projets d’exploitation de l’uranium de Bakouma, de l’or de Ndassima, de la Cimenterie de Bokassa et du pétrole de Birao, pour ne citer que ceux-là.
Dans le cadre du maintien et de la consolidation de l’unité nationale retrouvée, nous allons poursuivre la reforme du Secteur de la Sécurité pour procéder au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion des ex-combattants.
Une attention particulière sera accordée au secteur de la Justice, eu égard à son rôle traditionnel de garant des libertés individuelles et de la quiétude sociale. Elle a le devoir de dire le droit en toute impartialité. La décision de justice rendue dans ces conditions s’impose à tous.
Une justice indépendante et équitable est la garantie pour tout citoyen quel que soit son statut.
La préservation de la liberté, c'est-à-dire de la sécurité des biens et des personnes, relève ainsi d’une bonne administration de la Justice. C’est reconnaître que la sécurité juridique est l’une des voies par excellence de l’enracinement de la démocratie dont elle est la base.
Mais il revient aussi et surtout aux hommes et femmes de la Loi de continuer à préserver l’autonomie de cette justice par leur courage, le sens élevé qu’ils ont de leur mission qui va avec une grande probité morale.
Malheureusement, la corruption qui a gagné une bonne partie de l’administration est aussi décriée au sein de la Justice, censée être le dernier rempart du citoyen et de l’Etat.
Je m’emploierai toujours à garantir la liberté de presse déjà acquise. Cette presse, jeune, a des manquements parfois mais elle a le mérite de se battre pour exister, d’informer et de dire parfois avec courage ce qui va ou ne va pas dans notre patrie. C’est son rôle d’aiguillon, pourvu que les règles qui gouvernent cette presse soient respectées par elle à commencer par la vérification au préalable de l’information avant sa publication.
Je n’insisterai donc jamais assez sur le rôle éducatif de la presse pour contribuer à préserver la paix et la réconciliation. Ainsi, la responsabilité des hommes et des femmes qui en ont fait leur métier est bien grande.
L’exécutif continuera à aider cette presse à vivre, y favoriser les débats contradictoires car, un seul son de cloche est dangereux pour la paix, parce qu’elle empêche d’entendre d’autres qui sont parfois nécessaires, étant entendu que seule la justice sereine est le recours quand un intérêt quelconque est mis en cause par cette presse.
A cette liberté de la presse qu’il faut sauvegarder, il convient de relever celle de la liberté d’association et de créer un parti politique qui prévaut en République Centrafricaine. La parole et les actes de ces associations et de ces partis aussi sont libres, sous réserve du respect de la loi.
Je puis affirmer solennellement que depuis 2003, à ce jour, il n’existe aucun prisonnier politique, ni d’opinion en dépit de multiples violations flagrantes de la Constitution et des lois sur les libertés publiques.
Dans le cadre de la reconstruction nationale, nous allons ensemble et dans la fierté nationale retrouvée, redynamiser les secteurs des transports et de l’aviation civile par le renforcement de la desserte de la RCA.
Nous nous évertuerons à restructurer et renforcer le système éducatif national par la mise en place de la stratégie de l’éducation nationale, en apportant une solution au problème d’éducation, de formation et à la valorisation du métier d’enseignant.
Les femmes seront toujours à l’avant-garde du combat pour le développement et accompagneront la dynamique de progrès que nous avons impulsée, grâce à notre combat pour l’égalité de genre à tous les niveaux.
La jeunesse, fer de lance du développement, sera toujours au cœur de mes préoccupations.
Des efforts seront entrepris pour favoriser le développement intellectuel et physique des jeunes. Un accent particulier sera mis sur la création d’emplois en vue de résorber leur chômage et favoriser leur auto-prise en charge.
Le sport, domaine porteur en ce qu’il confère la nation et qui porte haut l’étendard de la patrie, sera l’une de mes priorités.
La santé, condition de succès de toutes les politiques, qui a retenu mon attention au cours de ce quinquennat qui s’achève, sera effective grâce à la mise en œuvre du programme de réhabilitation et de construction de nouvelles infrastructures hospitalières que j’ai impulsé, ainsi que du renforcement de la capacité opérationnelle de nos hôpitaux et centres de santé.
Le cadre de vie mobilisera davantage mon attention. Ainsi, je veillerai à la rationalisation de la politique d’urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire consacré par le Code de l’habitat, la réalisation de l’étude de faisabilité du plan directeur du Grand Bangui dans un rayon de 30 km, etc.
Notre pays étant reconnu pour son hospitalité légendaire, je veillerai à la réforme et au développement du tourisme, gage sûr d’attraction des investisseurs, par la construction et la réhabilitation des infrastructures hôtelières, la protection des sites touristiques existants et la création de nouveaux sites.
Je ferais de notre diplomatie un instrument de recherches, d’investissements et de renforcement de la coopération avec les pays amis. Pour cela, elle sera proactive, intensive et réaliste afin d’ouvrir de nouveaux horizons à notre pays.
Excellences, messieurs les Chefs d’Etat,
Distingués invités, mesdames et messiers
L’organisation des élections présidentielle et législatives du 23 janvier 2011 a tenu de la ferme volonté du peuple centrafricain. Celui-ci a surmonté par lui-même et grâce à la détermination et au patriotisme de ses enfants toute une série d’obstacles. C’est pourquoi, je lance un appel patriotique au sens de responsabilité de tous mes compatriotes pour que, dans un élan national et solidaire, nous puissions relever les grands défis du développement et atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Mes très chers compatriotes
Votre vote, par delà donc la charge lourde qui mienne, s’accompagne assurément d’un encouragement. Mais cet encouragement est réciproque car, je ne réussirai pas sans vous. C’est pourquoi, je vous réitère mon appel pour résolument contribuer avec moi à la reconstruction de notre pays.
Cet- appel est encore celui d’œuvrer inlassablement à la réconciliation nationale, au rejet de la division, source d’instabilité et de violence dont nous n’avons que trop souffert.
Aux candidats admis au second tour des élections législatives, je leur renouvelle toutes mes félicitations et tous mes encouragements pour les efforts fournis jusque-là. Je leur demande de contribuer effectivement à la consolidation de la démocratie centrafricaine, en menant une campagne apaisée et digne. Car, l’élection ne doit pas servir de prétextes à la division et aux campagnes de dénigrements.
Mes très chers compatriotes
Comme j’ai eu à le répéter pendant la campagne électorale, nous devons nous abstenir de tout acte et relent belliqueux et provocateur car de nos ancêtres, la voix nous appelle.
L’élection présidentielle étant terminée et le résultat définitif connu, je vous invite à vous mettre résolument au travail, dans la discipline, la dignité et l’unité nationale retrouvée, dans le respect du droit, afin de bâtir notre pays.
Le bilan du cinquantenaire de l’indépendance que nous venons de célébrer doit nous interpeller et nous obliger à regarder dans le miroir du passé afin de mieux poser les bases de l’avenir. Je suis persuadé que comme moi, vous vous interrogerez :
- Qu’avons-nous fait de notre demi-siècle d’indépendance ?
- Pourquoi sommes-nous le dernier des peuples du monde alors que nous avons tous les atouts pour développer notre pays ?
Autant d’interrogations qui doivent nous amener à réfléchir sur les causes profondes, endogènes, mais aussi exogènes, qui ont maintenu notre pays dans l’impasse afin de rechercher les voies et moyens de conjurer le mal qui nous hante et compromet notre marche vers le développement. Alors, nous dirons tous en chœur : agissons ensemble pour bâtir notre pays.
Oui, le peuple a faim et nous demande de transformer nos bonnes paroles en actes concrets, pour lui assurer un bien être social. Il est temps de taire nos querelles intestines, nos contestations fallacieuses, nos agissements endémiques et de prioriser l’intérêt général, car le peuple a trop souffert de nos errements politiques.
Dans l’intérêt du peuple, dépositaire, souverain du pouvoir, envers lequel je suis à la fois redevable et dépositaire d’espérance, je m’évertuerai à faire en sorte que sa volonté, telle qu’exprimée lors des dernières consultations électorales, soit respectée.
Pour ce quinquennat, il n’y aura donc pas de place, ni pour les agitateurs, ni pour les fossoyeurs de la République, ni pour les corrupteurs et corrompus, ni pour les paresseux. La récréation est terminée. Je vous le répète encore, la récréation est définitivement terminée. Je veillerai à ce qu’il n’y ait plus de désordres.
J’invite tous les Centrafricains soucieux de leur devenir à se mettre résolument au travail, car seul le travail libère. Kwa Na Kwa ! Kwa Na Kwa ! Kwa Na Kwa !
Ensemble, reconstruisons notre pays au lieu de nous éterniser dans des calculs et considérations politiciens qui ont toujours constitué des freins à notre développement. Cessons donc avec les futilités et reconnaissons tous ce qui est bien fait, ce qui est réel, concret et reconnu par le peuple tout entier.
Je veillerai à la mise en œuvre de la Constitution de notre pays, dans le respect de la volonté populaire.
Je suis le Président élu de tous les Centrafricains, sans distinction de race, d’ethnie, de religion, de sexe, de région et d’opinion.
J’ai foi en toutes les Centrafricaines et en tous les Centrafricains et compte sur leur esprit patriotique pour m’aider à construire la destinée de notre beau pays, riche en ressources humaines et naturelles.
Je ne serai heureux que si je sais que ma mandature apporte à chacun de mes compatriotes un mieux être dans son quotidien.
Je ne serai en paix que si je sais que le pays vit en paix.
Je prie donc le Dieu Tout-Puissant de me combler de sa sagesse afin de bien et fidèlement remplir la mission que le peuple centrafricain m’a confiée le 23 janvier 2011.
Excellences, messieurs les Chefs d’Etat,
Distingués invités, mesdames et messiers
Je vous souhaite bon retour dans vos foyers respectifs.
Vive la République Centrafricaine !
Que Dieu bénisse la République Centrafricaine.
Je vous remercie.

Samedi 16 Avril 2011
Acap Acap

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