Ouverture de la 2ème session ordinaire de l’Assemblée nationale

Bangui, 1er oct. (ACAP) – Le Président de l’Assemblée nationale (AN), Simplice Mathieu Sarandji, a ouvert vendredi 1er octobre 2021 à Bangui, les travaux de la 2ème session ordinaire de l’Assemblée nationale, en présence du Premier ministre Henri-Marie Dondra, les Présidents des Institutions républicaines et les représentants des organisations internationales accrédités en République Centrafricaine.



Cette seconde session ordinaire de l’année appelée session budgétaire, est une opportunité pour les élus de la nation de passer en revue les prévisions en recettes et dépenses de l’Etat au titre de l’exercice suivant.
 
Le Président de l’AN a rappelé que suivant la Constitution, « déposé par le gouvernement avant l’ouverture de la seconde Session Ordinaire et au plus tard le 15 Septembre, le budget est arrêté par une loi des Finances, avant le commencement de l’exercice nouveau. Cette loi ne peut comprendre que les dispositions d’ordre financier ».
 
Selon l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, ce projet de loi n’est pas encore arrivé à la l’Assemblée nationale ; mais le ministre des Finances et du Budget  a saisi l’institution pour justifier le retard accusé par le gouvernement :
 
D’abord parce que le gouvernement vient d’être formé, ensuite parce que l’Assemblée nationale vient au cours de sa session extraordinaire de l’année revoir et corrigé le budget de l’année.
 
Simplice Mathieu Sarandji a relevé que « l’environnement économique national en 2022 connaitrait, selon les prévisions les plus optimistes, une hausse des activités, avec un taux de croissance du PIB réel estimé à 4% contre 1,0% en 2021 et le taux d’inflation se situerait à 2,5 % du PIB, et donc en dessous du critère de convergence en zone CEMAC fixé à 3% ».
 
Par ailleurs, le Président de l’Assemblée nationale incite le gouvernement à multiplier ses efforts pour maitriser l’environnement fiscal dont le taux de pression se situerait actuellement aux alentours de 9% du PIB contre une moyenne de 17% dans la sous-région.
 
Il a demandé au gouvernement d’accroître les recettes et maîtriser de façon rigoureuse les dépenses non prioritaires, de manière à affecter davantage de ressources aux secteurs sociaux.
 
Simplice Mathieu Sarandji  a encouragé le gouvernement à aller dans le sens d’un effort accru de mobilisation des ressources intérieures en élargissant l’assiette fiscale, et en étendant les contrôles et les sanctions dans le cadre de la lutte contre la fraude et la corruption.
 
 
« En effet, les exonérations constituent des niches fiscales que l’Etat doit rigoureusement explorer, afin d’augmenter substantiellement le niveau des recettes domestiques », a souligné le Président de l’Assemblée nationale.
 
En abordant le problème sécuritaire, le Président de l’Assemblée nationale  a exhorté les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi que leurs alliés  les Russes et les Rwandais à plus de discernement dans l’exécution de leurs missions dont on reconnait la complexité.
 
Par ailleurs, il a réitéré à l’endroit du Conseil de Sécurité et du Comité des Sanctions des Nations Unies, les nombreux appels de l’Assemblée nationale de la République Centrafricaine  pour la levée totale de l’embargo qui continue de frapper les Forces Armées Centrafricaines (FACA).
 
Le Président de la représentation nationale a saisi cette opportunité pour revenir sur les activités réalisées par ses collègues députés et lui après quelques mois depuis qu’ils occupent les sièges à l’Assemblée nationale.
 
Il convient de signaler que la présente session  qui va durer 90 jours, est la dernière de l’année 2021. Son agenda est chargé avec l’examen de nouveaux textes de loi qui viennent s’ajouter à ceux de la troisième session extraordinaire suspendue par manque de temps, couplé avec les séances d’audition, d’interpellation des membres du gouvernement sur des sujets d’intérêt national et des ateliers.
 

 
 
 

Lundi 4 Octobre 2021
François Biongo / ACAP
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