Ouverture d’un atelier sur la protection des personnes déplacées et le droit national en République Centrafricaine

Bangui, 17 juil(ACAP)-La ministre délégué aux Affaires Etrangères, à l’intégration Régionale et à la Francophonie, Ambroisine Kpongo a ouvert jeudi 16 juillet 2010 à Bangui, un atelier sur la protection des personnes déplacées et le droit national en République Centrafricaine



L’objectif de cet atelier est d’élaborer un projet de loi afin de soumettre aux parlementaires pour adoption en vue de protéger les personnes déplacées en République Centrafricaine.
« Au sortir de cet atelier, nous saurons mettre en place un cadre juridique de prévention du déplacement interne, de protection et d’assistance aux personnes déplacées en Centrafrique »’, a souhaité la ministre Ambroisine Kpongo.
« Dès lors nous pourrions promouvoir et renforcer les mesures nationales destinées à prévenir, atténuer et éliminer les causes premières de déplacements internes et prévoir des solutions durables », a-t-elle précisé.
Selon elle, cet atelier est le début de la mise en œuvre du plan d’action stratégique du Comité National Permanent de Concertation et de Coordination pour la gestion et la protection des droits des personnes déplacées à l’intérieur du territoire de la République Centrafricaine.
Signalons que la République Centrafricaine a signé le pacte de Grands Lacs sur la protection des personnes déplacées à Nairobi au Kenya le 15 décembre 2006.
La représentante du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) Mme Aminata Gueye, a fait savoir que son institution est disposée à appuyer le gouvernement afin que ce dernier assure sa responsabilité vis-à-vis des personnes déplacées, car selon elle, la République Centrafricaine s’est engagée dans presque tous les instruments juridiques pour le respect de droit de l’Homme et connaît le déplacement répétitif de la population.
« Le UNHCR), s’est donné comme priorité d’accompagner le gouvernement pour que le cadre juridique pour la protection des personnes déplacées internes soit parmi les premières priorités de l’Etat », a-t-elle complété.
« Cet atelier va nous conduire à la prochaine étape cruciale de développement d’un outil juridique et de politique pour combler les lacunes actuelles », a conclu Mme Aminata Gueye.





Samedi 17 Juillet 2010
Basile Rébéné/ACAP.
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