Ouverture à Bangui de l’atelier de sensibilisation et d’information sur le processus RSS et DDRR

Bangui, 05 nov (ACAP)-Le ministre conseiller spécial et Coordonnateur du Réforme du secteur de la sécurité(RSS), Jean wilibiro Sako a ouvert mardi 05 novembre 2019 à Bangui un atelier de sensibilisation et de formation à l’intention des responsables des Forces de défense et de sécurité, des représentants des 14 groupes armés et certains responsables des entités nationales directement impliqués à la mise en œuvre de l’Accord politique de paix et de réconciliation du 06 février 2019.



«  Cette formation vise non seulement  à sensibiliser les participants sur les concepts généraux et sur les principes d’appropriation nationale du processus de la RSS et du DDRR, mais également à informer les participants sur les concepts et les priorités du gouvernement en matières des USMS et sur la complémentarité DDRR, de la RSS et des USMS dans le contexte de APP-RCA. Leur lien avec la stratégie nationale de Réforme du secteur de sécurité mais aussi de partager les expériences  réussies en matière d'intégration des ex-combattants dans les Forces de Défense et de sécurité », a indiqué le ministre conseiller spécial, Jean Wilibiro Sako.

La mise en œuvre de la RSS durant les deux dernières années a souligné M. Wilibiro Sako, a permis  la montée en puissance progressive des Forces de défense et de sécurité, notamment les Forces armées Centrafricaines, la Gendarmerie nationale et la Police centrafricaine. Cette montée est caractérisée par le renouvellement de leurs cadres légaux, le recrutement et la dotation en équipements et enfin le déploiement des éléments formés dans certaines villes de provinces aux côtés des Forces Internationale pour répondre aux préoccupations sécuritaires des populations.

Pour lui, cette mise en œuvre se traduit aussi par la volonté du Chef de l’Etat qui se reflète dans sa vision politique exprimée dans la politique nationale de sécurité à savoir : « bâtir une nation forte, unie et prospère en privilégiant le dialogue, la justice et l’esprit de réconciliation  nationale».

« Pour que la République Centrafricaine redevienne un pays où règne la paix et la sécurité, l’une des conditions  primordiales est que nos Forces de Défenses et de Sécurité soient républicaines, représentatives de toutes nos régions», a-t-il soutenu.

C’est dans cette optique que le gouvernement a enclenché avec l’appui des partenaires un dialogue inclusif qui a conduit à la signature le 06 février 2019 de l’Accord Politique pour la paix et la Réconciliation entre le gouvernement et les 14 groupes armés et qui a déjà comme résultat la création des Unités Spéciales Mixte de Sécurité(USMS) dans quelques zones.

Il a saisi cette opportunité pour lancer un appel à l’endroit de certains groupes armés  qui continuent d’hésiter d’emprunter cette voie, et qui s’obstinent à rester dans la voie incertaine, de se ressaisir et d’entendre la voix de la raison.

Le représentant spécial de la Commission de l’Union Africaine, Bado Desalle a souligné que l’Union Africaine est consciente de nombreux défis et du long chemin vers la paix enclenché, et a réitéré la volonté continue de son institution à appuyer financièrement la mise en œuvre de la Réforme du secteur de sécurité.

Financé par l’Union Africaine, cet atelier de 48 heures a regroupé une centaine de responsables des Forces de défense et de sécurité, des représentants des 14  groupes armés et certains responsables des entités nationales directement impliquées à la mise en œuvre de l’Accord politique de paix  et  de réconciliation nationale.

 

Mardi 5 Novembre 2019
Basile Rébéné/ACAP
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