Les membres des organes de gestion du Fonds Intercommunautaire d’Ecodéveloppement (FICED) renforcent leur capacité à Ndélé

Bangui, 7 Jan (ACAP) - Une Session de formation des membres des organes de gestion et de professionnalisation des activités du fonds intercommunautaire d’écodéveloppement (FICED) a clos ses travaux mardi 3 décembre 2013 à Ndélé (Nord-Est de Bangui).



Organisée par le Réseau des Associations locales de gestion des aires protégées (ALGEST) du 26 novembre au 3 décembre 2013, cette session de formation a regroupé une trentaine des participants venus des Zones Cynégétiques Villageoises (ZCV) de Koukourou-Bamingui, d’Indongo Ba-bangoran, de KB et de Bamingui-Bangoran ainsi que des personnes ressources et les staffs du RAGEST, dont l’objectif  de renforcer les capacités techniques des participants avec les outils  nécessaires de  gestion et comment  sauvegarder  la faune centrafricaine.
 
Il est à noter qu’en marge de cette session s’est tenue l’Assemblée Générale Extraordinaire le 26 et 27 décembre 2013 avec l’élection des membres des comités locaux des crédits et du surveillance des ZCV de KOUKOUROU-BAMINGUI, IDONGO DA-BAGORAN  et BK.
 
Au regard de la variété de la faune dans le Nord de la Centrafrique, composée entre autres  des éléphants, des buffles, des lions, des panthères mais également des espèces de forêt, quelques unes sont autorisées à la chasse à travers des quotas d’abattage attribués annuellement.
 
Les recettes de ZCV proviennent de taxes d’abattage et taxes d’utilisation de territoire, ainsi que la commercialisation de la viande. La répartition des recettes des ZCV se fait selon une clé de répartition entre les communautés, la gestion de Zone, les communes et le fonds forestier.
 
Les retombées économiques et l’utilisation de ces recettes sont d’un appui indéniable au développement de la région et assurent la survie des populations, ce qui pourrait évidemment freiner le braconnage local et permettre une meilleure conservation.
 
Ce système présente beaucoup d’avantages pour les villageois qui de fait ont l’opportunité d’être à la fois bénéficiaires, mais aussi acteurs libres et responsables de la gestion de leur terroir, un exemple à vulgariser.
 
Pour mémoire, la création de la ZCV remonte en 1992. Aujourd’hui un peu plus de 20 ans après, les ZCV ont fait montre d’un modèle, d’une exemplarité d’outils de prospérité économique dans une région très isolée et très pauvre.
 
En raison des fonds générés par la contribution des ALGEST-ZCV, la contribution d’Ecofac -ZCV, la subvention du projet Ecofaune, plusieurs structures de mécanisme de gestion ont été mis en place notamment les Fonds intercommunautaires d’Ecodéveloppement (FICED) destinés à financier des microprojets à caractère économique par l’octroi des microcrédits. On compte également des organes de gestion tels que  le comité locale de crédit (CLC) et le comité de surveillance(CS).
 
La Région Nord de la République Centrafricaine fait partie d’un écosystème de savane qui représente 125.000Km2. Elle est composée d’un ensemble de parcs Nationaux, des réserves intégrales, réserves de faunes et de secteurs de chasse et les zones cynégétiques villageoises(ZCV).
 
Les zones cynégétiques villageoises (ZCV) sont de portions du territoire national vouées à l’exploitation synergétique et dont la gestion est confiée officiellement par l’Etat aux communautés  villageoises locales. Les fonds générés par les taxes et redevances sont en dehors de la part réservée à l’Etat et aux communes gérés démocratiquement et de manière autonome par les structures villageoises. Suivant le protocole d’accord avec son locataire, le comité de gestion de la ZCV affecte une partie de ces recettes à l’aménagement et à la gestion de la zone et une autre partie à des initiatives et à des services communautaires identifiés par les villageois.

Mardi 7 Janvier 2014
Acap Presse
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