Le système des Nations unies visite la ville de Bria

Bangui, 16 nov. (ACAP)- Le Représentant Résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), M. Toby Lanzer, Coordonnateur du système des nations unies en Centrafrique, a déclaré mercredi 15 novembre 2006 lors d’un point de presse au siège du PNUD à Bangui que « la population de Bria vit dans la peur, occasionnant le déplacement de 5.000 à 10.000 personnes dans la brousse, à Bambari, ou à Bangui ».



Le représentant résident du Pnud, M. Toby Lanzer (ph. Dagoulou/Acap
A la tête d’une mission des agences du système des Nations Unies en Centrafrique, M. Toby Lanzer s’est rendu mercredi 15 novembre 2006 à Bria (600 km au nord-est de Bangui), ville menacée actuellement par les rebelles de l’Union des forces pour la démocratie et le rassemblement (UFDR) qui ont occupé le 30 octobre et le 10 novembre derniers les villes de Birao et Ouadda-Djallé, en vue de s’enquérir des conditions humanitaires et sécuritaires de la population.

Il a fait remarquer que le marché de la ville de Bria reste ouvert et actif, mais manque de provisions, particulièrement la viande de bœuf parce que la plupart des éleveurs ont quitté la région et que l’hôpital préfectoral et les écoles fonctionnent normalement.

Selon M. Lanzer, le PNUD maintient son personnel en activité à Bria et compte envoyer la semaine prochaine dans cette localité une équipe d’experts en microfinance en vue de parachever un programme déjà entamé en ce qui concerne l’ouverture des caisses mutuelles.

Il a aussi précisé qu’il avait eu des entretiens très fructueux avec les autorités administratives locales dans la perspective d'un soutien aux actions menées par le gouvernement auprès des populations nécessiteuses.

A la question de savoir si la population de Birao pourrait s'attendre à une aide, le Coordonnateur du système des Nations unies a répondu que cela n’était pas possible actuellement car, a-t-il précisé, « les moyens de transport conséquents manquent.

M. Lanzer a par ailleurs formellement démenti les affirmations imputant au système des Nations Unies un soutien aux rebelles.

« aucun appareil des Nations unies n’est utilisé pour ravitailler les rebelles », a-t-il déclaré, faisant allusion aux débarquements d'hommes armés les mois derniers sur l’aérodrome de Tiringoulou, près de Birao.




Jeudi 16 Novembre 2006
Dagoulou/ACAP
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