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Le ministre d'Etat Cyriaque Gonda fait le point sur le DDR

Le processus du DDR a été lancé le 13 août 2009 à Paoua dans l’Ouham-Pendé, le ministre d’Etat Cyriaque Gonda répond aux questions des journalistes.



Le ministre d'Etat Cyriaque Gonda fait le point sur le DDR
Le Chef de l’Etat a lancé le DDR le 13 août 2009 à Paoua. Quel est votre sentiment ?

Mon sentiment est un sentiment de joie, de satisfaction. Le président de la République vient de lancer la phase pratique et décisive du désarmement des ex-rebelles. En là lançant le 13 août, date de l’indépendance de notre pays, il a précisé que c’est une phase de contact, de sensibilisation et de formation aussi bien des ex-rebelles que des populations qui va désormais les voir réinsérés et redevenus des citoyens.

C’est depuis février que les travaux du DDR ont démarré. Qu’est ce que vous prévoyez comme actions prioritaires par rapport à la sensibilisation ?

Cette campagne qui va durer un mois, du 13 août au 13 septembre, permettra à tous les acteurs du DDR de prendre contacts avec les ex-rebelles restés dans la brousse. Nous irons vers les rebelles, leur parler, leur expliquer ce qu’on attend d’eux, les écouter pour savoir ce qu’ils attendent du programme DDR, prendre en considération certaines de leurs doléances, constater leur présence sur le terrain et bien moduler le programme afin que celui-ci ne connaisse pas de couac durant le reste du processus à savoir, la reconversion et la réinsertion.

Évidemment, nous savons que c’est tout un programme d’action. La sensibilisation est une stratégie que vous avez mise en place. Comment comptez-vous rendre cela opérationnel.

La sensibilisation attendait d’être financée. Ce financement va au-delà de 300 millions de F CFA. Le gouvernement a mis 90% de ce financement et les Nations unies accompagneront. Donc, cette sensibilisation concernera cinq préfectures, à savoir l’Ouham-Pendé, l’Ouham, la Vakaga, la Nana Gribizi et la Haute Kotto.

Ce que nous allons faire de manière pratique et opérationnelle, c’est d’envoyer une équipe de vingt personnes, appuyée par la presse et la sonorisation mobile, les écrans vidéo. Cette équipe sillonnera ces contrées avec les responsables des différents mouvements rebelles pour prendre contact directement. Et sur cette base là, on reviendra avec les données pour commencer maintenant à déterminer les critères d’éligibilité de ces listes de combattants qui sont à notre disposition.

Vous avez évoqué la question de la liste des ex-rebelles à démobiliser. Peut-on dire à l’heure actuelle qu’après l’adhésion du FDPC au processus de paix, la liste des ex-rebelles à démobiliser soit complètement arrêtée ?

La liste des mouvements des ex-rebelles devrait être arrêtée dès que nous aurons fini avec le FDPC. A l’heure où je vous parle, le MLCJ de Sabone qui avait un peu traîné les pieds était à pied d’œuvre le mercredi 12 août à Amdafock avec les membres du comité de pilotage afin de constituer la liste définitive de ces combattants.

Et on attendait le lancement de cette campagne pour que j’arrive à me libérer avec les autres membres du comité de pilotage et recueillir la liste du FDPC. Avec cette liste, on aurait bouclé. Je vous informe que l’APRD et l’UFDR ont déjà produit leurs listes. Elles sont très exhaustives. Par contre celle de l’UFR n’est pas très exhaustive. Il nous reste les deux mouvements, mais d’ici peu, on aura une idée sur la liste complète. Et à partir de cette liste, on va appliquer maintenant les critères d’éligibilité. Le nombre d’hommes contre le nombre de combattants. On éliminera ce qui est éliminable. On constituera une liste définitive. Ça fait partie d’ailleurs de la campagne d’information pour leur faire comprendre que tout le monde n’est pas concerné parce que vous savez que dans ce genre de processus, les gens ont grossi la liste.

Peut-on dire que vous avez des craintes puisque vous parliez tout à l’heure, des 90% qui ont été fournis par le Chef de l’Etat mais le gap des 10%. Est-ce que vous êtes en bonne voie pour l’obtenir pour que le processus ne puisse pas connaître de couac ?

La campagne de sensibilisation et d’information a été financée à 90% par le gouvernement. Tout simplement parce que le président de la République voudrait démontrer l’appropriation, prendre le relais de cette rubrique et faire démarrer la chose. Le gouvernement ne peut pas lancer une campagne de telle envergure sans mettre véritablement la main à la poche.

Maintenant, le reste du programme coûtera dans les trente à quarante millions de dollars. Une partie de cet argent a déjà été mobilisée. Dans le cadre du fonds de la Cémac, le président a déjà mobilisé cinq milliards qui est mis à la disposition du comité. Il y a également une partie mobilisée par l’Union européenne, dans le cadre des fermes pilotes avec la FAO. Il y a aussi d’autres organismes qui sont en train de mobiliser des fonds. Je pense qu’au fur et à mesure, on mobilisera des fonds parce que le processus va durer trente six mois.

Les gens seront démobilisés, ils seront sans armes. Ils seront formés. Les enfants seront à l’école. Ils seront des acteurs de l’économie et du développement. C’est pourquoi on va les appuyer pendant trente six mois afin de se rassurer que ces gens ont été transformés en véritable citoyens pour le développement de leur pays.

M. Jean-Jacques Demafouth est vice président de ce comité de pilotage. Il est président de l’APRD qui occupe certains axes routiers dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Quelles garanties avez-vous obtenues de lui, pour que d’ici là, un cantonnement de ses éléments soit effectif afin de libérer les axes routiers dont justement l’occupation retarde certains travaux comme l’a indiqué le président de la République.

La garantie que nous avons de Jean-Jacques Demafouth s’est même manifestée ce matin (13 août). Mais déjà en amont, nous avons une garantie de contact permanent. Sa présence au sein du comité de pilotage. Il est toujours en contact avec le terrain. Dès lors qu’on le demande, il se déplace sur le terrain et donne des instructions pour qu’il n’y ait pas dérapage. Mais la deuxième garantie qui s’est manifestée, c’est aussi une expression de bonne foi qu’il faut quand même souligner c’est que, je le dis effectivement, le gouvernement de concert avec Demafouth, a fait venir les responsables de toute la région de l’Ouham-Pendé de l’APRD. Le président de la République les a reçus. Il leur a exprimé son intention de voir les axes routiers libérés pour que le gouvernement commence à travailler et voir améliorer la situation de la population. Ils ont exprimé le fait qu’ils prennent cela sérieusement en considération.

Mardi 1 Septembre 2009
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