Le dialogue oui, mais le travail d’abord

Bangui, 28 juil.(ACAP)- Le Président Centrafricain, François Bozizé, a rencontré vendredi, 28 juillet 2006 à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, toutes les forces vives de la nation, ainsi que les chefs de mission diplomatiques, consulaires et des organisations internationales, sur la situation de l’insécurité qui prévaut en République Centrafricaine.



François Bozizé a déclaré que cette réunion devrait avoir lieu depuis longtemps, mais les événements qui se sont déroulés dans le nord du pays l’ont plus préoccupé.

« Sans la paix, il n’y a pas de développement », a dit en substance le chef de l’Etat, énumérant les origines de l’insécurité qui dure depuis plus de deux décennies déjà en Centrafrique.

Il a relevé que le phénomène de l’insécurité est devenu pour beaucoup, notamment les coupeurs de route entretenus par des hommes d’affaires et des militaires égarés « un moyen de vivre ».

M. Bozizé a reconnu que depuis 2005, le phénomène de l’insécurité en Centrafrique est devenu politique avec les événements de Paoua, Bocaranga et Kabo, des villes dans le nord du pays qui ont été attaquées par des hommes armés non identifiés et qui ont fait plusieurs morts. Ces événements selon le chef d’Etat centrafricain ont été commandités par l’ancien régime du MLPC de l’ancien président Ange Félix Patassé.

Le cas de Tiringoulou, dans le Nord- Est du pays, où des avions ont fait décharger du matériel militaire a été également relevé par le Président Bozizé, accusant de fait des mains étrangères derrière ces actions.

La question du dialogue politique a été soulevée par tous les intervenants à cette rencontre. Des divergences de vue ont été observées sur la question faisant apparaître clairement les uns pour et les autres contre.

Le chef de l’Etat a déclaré que « le dialogue ne doit pas être une spécialité des Centrafricains », qu’il invite à ne pas perdre de vue la notion de travail dont il fait son cheval de batail car, a-t-il dit, seul le travail peut libérer la République Centrafricaine de la misère qui a pour corollaire l’insécurité, l’exclusion et l’égoïsme.



Samedi 29 Juillet 2006
Dagoulou/ACAP
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