La non-violence active au cœur d’une conférence-débat à l'Université de Bangui

Bangui, 24 fév. (ACAP)- L’Université de Bangui a abrité, jeudi 23 février 2017, une conférence débat organisée conjointement par le Conseil National de la Non-violence Active et le Club de philosophie de l’Université de Bangui.



Marie-Noëlle Koyara et Boris Yakoubou
 « Construire la non-violence dans l’esprit des Hommes et des Femmes » est le thème de cette conférence débat animée par l'ancienne ministre d'Etat, Marie-Noëlle Koyara, Coordonatrice du Conseil National de la Non-violence Active (CNNVA) et Boris Yakoubou, Chef du Département de philosophie à l’Université de Bangui.  

Selon la Coordonatrice du CNNVA, le choix de ce thème permet d'apprendre aux étudiants que la non-violence active a toujours des impacts positifs dans un pays.

«Le thème qui est au centre de nos échanges aujourd’hui a une influence déterminante sur l’image de la République Centrafricaine et sur son efficacité à bâtir la paix, la réconciliation, l’Etat de droit, la paix durable et l’avenir de l’homme centrafricain », a-t-elle indiqué.  

Pour elle, les Centrafricains doivent aujourd’hui s’interroger sur le sort des victimes des violences en RCA. « Est-ce que le Centrafricain, dans ses paroles, a une pensée pour toutes les victimes de la violence dans notre pays ? Car le fait de penser aux victimes de ces violences, cela nous emmène à adhérer au mouvement de Martin Luther King, de Nelson Mandela, de Gandhi, de Karinou, du Présidant Boganda et tant d’autres».    

Pour Serge Adoum Koffi, Chargé des droits de l’Homme au Programme des Nations-Unies pour le Développement et membre du CNNVA, « Notre organisation a compris que la violence ne résout pas les problèmes dans le monde. Alors, il faut cultiver la non-violence.  Nous voulons inculquer  cette valeur à chaque Centrafricain et Centrafricaines. Mieux vaut la non-violence que la violence».

 « C’est la violence qui a engendré beaucoup de victimes de par le monde. Et c’est la violence qui crée des malheurs dans les foyers. Donc nous pensons au Conseil National de la Non-violence Active, qu'il est temps aujourd’hui de commencer à faire la promotion de la culture de la non-violence », a-t-il expliqué.

Le Secrétaire général de l’Université de Bangui et représentant du Recteur, Jean Kokidé,  a estimé, quant à lui, que « cette activité s’inscrit bien dans la politique du président Faustin Archange Touadera qui a insisté  sur le dialogue et la cohésion sociale, et l’Université de Bangui doit servir d’exemple ».   

Etudiant en année de Master 1 au département de philosophie, le président du Club de Philosophie de l’Université de Bangui, Cédric Boyelamba, a considéré pour sa part que « tout devient possible si l’on prône la non-violence active car la violence ternit notre identité d’étudiant ».

C’est la première fois que le Club de philosophie de l’Université de Bangui et le CNNVA organisent ce genre d'activité.
 

Vendredi 24 Février 2017
Inès Laure N’gopot/ACAP
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