Kristalina Georgieva , Commissaire Européenne chargée de la Coopération Internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises exige aux autorités centrafricaines de rétablir l’Etat de droit dans le pays

Bangui, 12 Juil. (ACAP) - La Commissaire Européenne chargée de la Coopération Internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises, Mme Georgieva Kristalina, a exigé des autorités centrafricaines le rétablissement urgent de l’Etat de droit afin de restaurer l’aide humanitaire à laquelle s’attend la population après tout ce que la République Centrafricaine a connue avec les soubresauts politico-militaires suite au changement politique du 24 mars 2013, au cours d’une conférence de presse, jeudi 11 juillet 2013 à Bangui.



Cette conférence de presse a permis à Mme Georgieva Kristalina ainsi que la Chef humanitaire des Nations-Unies, Mme Amos Valerie, d’exprimer leur vive inquiétude quant au sort des populations civiles centrafricaines touchées par l’instabilité sécuritaire.
 
Selon la Commissaire Européenne chargée de la Coopération Internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises, environ 35% de la population centrafricaine se retrouvent dans une situation particulièrement vulnérable. Partant, cette population a besoin d’une assistance vitale.
 
Au regard de la crise en République Centrafricaine, Mme Georgieva Kristalina a annoncé l’octroie d’une contribution de 20 millions d'euros soit environ 13 milliards de francs de francs CFA octroyés par l’Union Européenne en faveur du pays.
 
Aussi, elle a exhorté la communauté internationale à apporter son assistance à la population en détresse.
 
Suivant les données statistiques recueillies sur le terrain, la Chef humanitaire des nations-Unies, Mme Amos Valerie a reconnu que ce sont les 4,6 millions de Centrafricains sans distinction, dont un grand nombre sont des mineurs, qui ont été touchés par la récente crise.
 
Devant les difficultés de la population, Mme Amos Valerie a pensé que les besoins des citoyens sont énormes et ne cessent d’augmenter avec 1,6 million de personnes qui ont besoin d’assistance.
 
Parlant spécifiquement des enfants, Mme Amos Valerie a déclaré qu’ils « sont les premières victimes de la crise. Des milliers d’entre eux, actuellement, ont cessé d’aller à l’école. Certains sont déplacés et bien d’autres encore souffrent de la malnutrition aiguë en raison du conflit ».
 
Au sujet de la sécurité, Mme Amos Valerie a fait savoir que ce volet préoccupe particulièrement l’Organisation des Nations Unies qui « travaille dur afin de rétablir sa présence et ses activités dans différentes parties du pays ».
 

Vendredi 12 Juillet 2013
Sébastien LAMBA / ACAP
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