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AGENCE CENTRAFRICAINE DE PRESSE- République Centrafricaine, Bangui
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AGENCE CENTRAFRICAINE DE PRESSE
 
     

Jacob Gbéti favorable à la présence du Président Bozizé aux jeux olympiques de Pékin

A trois mois de l’ouverture des jeux olympiques de Pékin, le président du Comité national olympique et sportif centrafricain (Cnosca), M. Jacob Gbéti, a choisi de rompre le silence qu’il observe depuis le début du parcours controversé de la flamme olympique. Afin d’honorer la République Populaire de Chine, il réclame pas moins que la présence en août prochain à Pékin du président de la République Centrafricaine, François Bozizé, ou de son Premier Ministre.



Jacob Gbéti, président du Comité olympique centrafricain
Jacob Gbéti, président du Comité olympique centrafricain
ACAP : Comment le Comité national olympique et sportif centrafricain se prépare-t-il pour les jeux olympiques de Pékin, qui démarrent dans 3 mois ?

Jacob Gbéti. : Le Comité olympique centrafricain sera certainement présent aux jeux olympiques de Beijing. C’est une obligation pour tous les pays d’être représenté par leurs comités olympiques. Donc la République Centrafricaine, à mon avis, prendra part à cette importante rencontre qui est un rassemblement mondial de la jeunesse sportive.
Le comité olympique, à l’heure où nous parlons, a envoyé en stage un certain nombre de compatriotes qui sont des boursiers de la solidarité olympique. A l’heure actuelle, ces athlètes là participent aux différentes compétitions préparatoires et qualificatives. A l’issue de ces compétitions qualificatives
Préparatoires et qualificatives. A l’issue de ces compétitions qualificatives, c’est à ce moment là que nous allons arrêter définitivement la liste des athlètes qui prendront part aux jeux olympiques.
Le comité olympique a pris des contacts avec le gouvernement pour qu’un budget nécessaire à la participation de notre équipe, de notre pays à ces jeux là soit mis en place. Je crois que le gouvernement est en train d’étudier la question pour mettre en place ce budget.

Q. : peut-on savoir combien ils sont, ces athlètes qui sont envoyés en formation et combien de fédérations sportives ils représentent ?

J.G. : À l’heure actuelle, nous avons en préparation la lutte, le taekwondo et l’athlétisme. Donc il y aura trois disciplines sportives qui seront représentés à ces jeux là, avec pour notre pays un maximum de six athlètes.

Q. : dans combien de temps pensez-vous que notre pays, la République Centrafricaine, sera en mesure de figurer sur l’itinéraire de la flamme olympique, voire d’abriter les jeux olympiques ?

J.G. : Les pays des différents continents où la flamme olympique passe obéissent à un certain nombre de critères. C’est généralement des pays de grande tradition sportive qui accueillent ces jeux, et puis il y a aussi la facilité de transport, du moins de circulation.
On peut espérer voir un jour la flamme olympique passer en République Centrafricaine, mais moi, je crois que ce n’est pas pour aujourd’hui, ni pour demain. L’avenir nous dira, nous sommes un pays appelé à se développer, il n’y a aucune raison d’être pessimiste.

En ce qui concerne l’organisation des jeux olympiques dans un pays, dans une ville, vous savez, ça mobilise beaucoup de moyens. Beaucoup d’infrastructures doivent être construites. Notre pays, la République Centrafricaine, pour le moment, n’est pas en mesure d’organiser des jeux olympiques. Même en Afrique, il y a peut-être un pays comme le Maroc qui peut avoir la prétention de pouvoir peut-être dans les années à venir accueillir ces jeux. C’est peut-être aussi le cas de l’Afrique du Sud si la coupe du monde de 2010 réussit bien, peut-être que ça peut donner l’assurance que en Afrique nous pouvons organiser ces jeux olympiques parce que ça mobilise beaucoup de moyens, ça mobilise beaucoup de compétences et l’organisation des jeux olympiques n’est pas chose facile.

Par contre ce que nous devons souhaiter pour notre pays à titre de préparation, c’est d’arriver à organiser les jeux d’Afrique Centrale. Les jeux d’Afrique Centrale, nous pouvons facilement les organiser. Les premiers jeux ont été organisés par le Congo en 2006. En 2009, ça doit être le tour de la République Centrafricaine. Donc l’Association des comités olympiques d’Afrique m’a notifié cela et j’attends d’avoir la décision, l’accord du gouvernement avant de rendre ça public. Si le gouvernement donne son accord, nous mettrons en place certainement un comité d’organisation de ces jeux, que je souhaiterais voir présider par le maire de Bangui parce que c’est sa ville qui va accueillir ces jeux. C’est ça les règles puisque dans les autres pays, lorsqu’on organise ces jeux, c’est souvent les plus hautes autorités de la ville qui président cette organisation, aidées en cela des sponsors, des autorités du ministère de la Jeunesse et des Sports, du comité olympique et des fédérations sportives. Donc tout ça nous pouvons certainement dire que nous serons capables d’organiser les jeux de l’Afrique Centrale qui constituent une préparation pour organiser des jeux plus importants, notamment les jeux africains. Donc ça suppose que nous ayons les moyens financiers de mettre en place les structures, en hôtellerie, en installations sportives, en système de transport, en système de communication. Tout cela nécessite beaucoup de moyens, c’est pour ça que les jeux de l’Afrique Centrale nous pouvons les organiser, mais les jeux olympiques, vous dire que un jour nous allons les organiser, ce n’est pas pour maintenant.

Q. : M. le président, nous avons nous-mêmes constaté que le Complexe Olympafrica, qui a été inauguré en 2004, ne connaît pas beaucoup d’activités sportives et pourtant c’est sa vocation, alors qu’est-ce que le Cnosca entend développer comme activités pour permettre à ce complexe de vivre ?

J.G. : C’est la désolation presque du comité olympique parce que je suis presque déçu de ne pouvoir mener véritablement toutes les activités qui étaient prévues pour ce centre là. Si nous ne sommes pas en mesure de faire ces activités, c’est parce que notre pays n’a pas satisfait à ses obligations, les obligations qui étaient les siennes lorsque le CIO a accordé ce projet à la République Centrafricaine. Le CIO, aidé de l’ambassade de France (le service de la coopération de l’ambassade de France) a aidé au financement. Dans le cahier des charges accepté par l’Etat, du moins le ministère de la Jeunesse et des Sports de l’époque, l’Etat devrait mettre en place l’eau et l’électricité. Pour le moment, nous n’avons ni eau, nous n’avons ni électricité au centre. Ca fait que nous ne pouvons pas mener des activités dynamiques dans ce centre là parce que il faut interner les athlètes, il faut les nourrir, il faut mettre un minimum de confort dans ce centre là pour permettre des activités normales, régulières, interner les athlètes qui vont en compétition, organiser là-bas des activités culturelles, parce qu’il y a aussi les activités culturelles et puis après développer les autres secteurs d’activité qui devraient être menés là-bas. Malheureusement, comme l’Etat centrafricain n’a pas encore les moyens de nous conduire l’eau et l’électricité, cela pose des problèmes. Devant cette situation, j’ai été amené à reprendre contact avec Olympafrica pour leur dire que nous n’étions pas en mesure de conduire l’eau et l’électricité à ce centre là. Il y a une mission qui est arrivée à Bangui peu avant mon départ en Chine pour l’assemblée générale de l’Acno, qui est venue ici et qui a fait le tour des questions avec nous et j’espère que dans les mois à venir un financement sera octroyé pour mette l’électricité. On aura peut-être un système de panneaux solaires et un système de forage sera aussi fait au niveau de ce centre là pour nous permettre d’avoir l’eau et l’électricité. Donc nous sommes en train de chercher un financement parce que le gouvernement, à cause de la tension de trésorerie de notre pays, n’a pas pu faire face aux obligations qu’il a contractées lorsqu’on a eu ce projet.

Q. : pendant tout le parcours de la flamme olympique depuis mars avril dernier, il y a eu une controverse, notamment sur la question des droits de l’Homme en Chine, sur la question du Tibet, quelle est votre appréciation sur cette controverse ?

J.G. : Nous pensons que le problème du Tibet peut être réglé sur d’autres tribunes. Il y a des tribunes spécialisées pour régler ce type de problème et que nous, en sport, on ne devrait pas prendre de position susceptible de nuire à l’intérêt des athlètes. Donc nous condamnons, moi, je condamne cette procédure qui consiste à briser la flamme olympique. J’ai été très choqué lorsque Paris, qui est le berceau de l’olympisme (parce que c’est Coubertin qui a rénové les jeux olympiques modernes, qui est le père du mouvement olympique) et quand j’ai vu qu’à Paris, les gens ont éteint la flamme olympique, ça m’a beaucoup choqué et je suis heureux qu’actuellement les choses se tassent progressivement, les esprits changent. Ce que je souhaite, c’est que les jeux olympiques se tiennent bien à Pékin pour que nous puissions régler le problème du Tibet sur d’autres tribunes. Je souhaite que la République Centrafricaine soit représentée dignement et à un haut niveau – pour le moment c’est le ministre de la Jeunesse et des Sports qui conduira la délégation et je souhaiterais que le chef de l’Etat ou le Premier ministre lui-même, par amitié pour un pays comme la Chine qui est un grand ami de la République Centrafricaine et qui nous aide beaucoup dans notre processus de développement que la Chine soit honorée par ces hautes personnalités, l’un ou l’autre, et que l’on ne croit pas que nous acceptons les appels au boycott exprimés par-ci, par-là.

Q. : Une assemblée générale élective, la troisième en un an, va avoir lieu à la fédération de football pour constituer un nouveau bureau, vous-même, président du Cnosca, vous vous êtes impliqué, mais pour l’instant sans beaucoup de résultats, alors pensez-vous que cette troisième assemblée sera la bonne ?

J.G. : je souhaite que ce soit la bonne et la définitive, je n’émets pas d’opinion de valeur sur la Fifa ou la fédération mais il y a eu beaucoup de mélange dans tout ce qui a été fait, ce qui a été dit. Moi-même, le 29 septembre 2007, j’ai présidé ces élections à la fédération centrafricaine de football. Les élections ont été pures et sans tache, donc transparentes. Les membres de la Fifa qui étaient là pour représenter la Fifa ont apprécié. Ils ont fait un discours dans lequel ils ont apprécié le système de démocratie dans le sport centrafricain. Alors, pour des raisons inavouées, que je connais, la Fifa n’a pas reconnu le nouveau bureau, je regrette, mais j’espère que cette fois-ci ils ne vont plus contester. J’espère que si Ngaïssona passe, sous leur contrôle, puisque c’est eux-mêmes qui vont venir organiser cette élection, il n’y aura plus de contestation. Et si Ngaïssona passe et qu’ils continuent de contester, on saura clairement ce qu’ils veulent, mais je dois souhaiter que tout se passe bien. Je demande aux deux candidats d’être fair play, que celui qui passe soit félicité par celui qui est battu et qu’ensemble ils puissent contribuer au développement du sport, à des niveaux différents du football centrafricain.
Je dis et je réitère, contrairement à ce que les gens disent et croient que j’ai magouillé pour que la Fifa ne reconnaisse pas le nouveau bureau, je persiste et je signe pour dire que le vote avait été pur et sans tache. La Fifa n’a pas reconnu ce vote pour des raisons extra sportives, un point, un trait. A cause de cette position, j’ai des amis au plan international qui me boudent et que je boude aussi parce que ces compréhensions n’ont pas été réciproques et ça m’a fait beaucoup de mal.


Mardi 13 Mai 2008
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Marcellin NGONDA /Acap | 17/02/2021 | 182 vues
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