Connectez-vous S'inscrire
AGENCE CENTRAFRIQUE DE PRESSE "AGENCE DE L'UNITE NATIONALE"- République Centrafricaine, Bangui
Inscription à la newsletter
acapnews@gmail.com
Plus d'informations sur cette page : http://https://www.acap.cf/
AGENCE CENTRAFRICAINE DE PRESSE
 
     

Gastronomie: Les chenilles sont arrivées

Aliments saisonniers, les chenilles communément appelées « Makongo » (en langue sango), sont de retour sur les marchés de Bangui et aussi dans les régions forestières d’où elles proviennent .



Vendeuses de chenilles dans un marché de Bangui (Ph. Debato/Acap)
Vendeuses de chenilles dans un marché de Bangui (Ph. Debato/Acap)
Les chenilles, on les mange en Centrafrique. Elles sont multiformes et variées. On trouve lesdifférentes variétés telles que les « kouroukan, boyo, nguéguéré, ndossi, etc. ». Ce ne sont pas les chenilles du « Bombyx » du mûrier qui produisent le ver à soie.

Ce sont les larves des papillons, formées d’anneaux ou segments, munies de mandibules dont elles se servent pour ronger les feuilles.

En Centrafrique, elles reviennent d’une manière périodique entre le mois de juin et octobre. Pendant cette période, les Centrafricains de Bangui préfèrent les mets succulents de chenilles qui ne coûtent pas cher à la viande de bœuf qui devient de plus en plus cher à cause de sa rareté due aux actions des coupeurs de route qui écument les zones d’élevage.
Le Docteur nutritionniste, Koumanzi-Malo, conseille aux Centrafricains de consommer plus de chenilles car, a-t-il déclaré, « les chenilles renferment beaucoup de protéine végétale ».

Le centre d’Éducation pour la Maîtrise de la Fécondité (EMF), une formation caritative, exhorte souvent les femmes qui vont en consultation dans leur centre, d’associer à la bouillie de leurs enfants les chenilles conservées en poudre pour une bonne croissance de ces derniers.

La saison des chenilles est aussi un vaste mouvement d’affaires.
Jeanne vend des chenilles au marché du Km5, à Bangui. Elle confirme que c’est avec la vente des chenilles qu’elle a construit une maison pour abriter ses trois orphelins.
« Je suis commerçante de produits manufacturés. Mais pendant la période des chenilles, je suspends mes activités pour ne vendre que les chenilles. Je les vends quand elles sont encore fraîches jusqu’au mois de septembre. A partir d’octobre, je les vends à l’état séché ».
Jeanne ne vend pas seulement à Bangui. Son affaire s’étend jusqu’au Congo-Brazzaville.

« A partir du mois de novembre, je fais stocker les chenilles séchées et je descends en bateau à Brazzaville pour les vendre. C’est grâce au produit de la vente que je ramène à Bangui des articles pour dames et enfants et renouveler mon stock de produits manufacturés ».

Winnie est une jeune fille de 16 ans en classe de 4ème au Lycée de Fatima à Bangui. Elle aussi vend les chenilles depuis deux ans.

Interrogée par l’ACAP, Winnie reconnaît que c’est grâce à la vente des chenilles pendant les vacances qu’elle prépare sa rentrée scolaire, ainsi que celle de ses deux frères orphelins.

Mardi 1 Août 2006
Dagoulou/ACAP

POLITIQUE | ECONOMIE | SOCIAL | CULTURE | SPORTS | ENVIRONNEMENT | VIH/SIDA | EDUCATION | DEVELOPPEMENT | SOCIETE | RELIGION | INTERNATIONAL | AFRIQUE | HUMEUR | GRANDE INTERVIEW | HUMANITAIRE | DROITS DE L'HOMME | MEDIAS | SECURITE


Galerie
VIDEOS
SOCIETE
Marcellin NGONDA / ACAP | 12/10/2021 | 5079 vues
00000  (0 vote)
1 sur 32