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AGENCE CENTRAFRICAINE DE PRESSE- République Centrafricaine, Bangui
     

Le calme revient à Bocaranga après une opération musclée de la MINUSCA

Bangui, 10 oct. (ACAP) - La vie reprend petit-à-petit dans la ville la ville de Bocaranga (nord-ouest) après que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) ait déployé de gros moyens pour déloger les rebelles qui, quelques jours auparavant, avaient envahi la localité, a appris l’ACAP, mardi 10 octobre 2017, de la part d'un habitant joint au téléphone et affirmant être rentré à la maison en dépit de quelques hésitations.



Ici, la résidence du sous-préfet de Bocaranga
Ici, la résidence du sous-préfet de Bocaranga
Le but de cet appel est de s’enquérir des réalités sur le terrain après que les rebelles aient été chassés par les forces de la MINUSCA.
 
Le 23 septembre dernier, deux groupes armés ont, tôt le matin, attaqué la ville de Bocaranga. Ce sont les 3R (Retour, réconciliation et réparation) d'Abass Sidiki, qui se sont mélangés avec les rebelles répondant aux ordres de Mohamed Bahar qui a fait défection dans le Mouvement patriotique centrafricain (MPC).
 
Le bilan de cette attaque est désolant. Des morts ont été enregistrés tandis que de nombreuses personnes se sont réfugiées en brousse ou dans un camp de déplacés internes ouvert à proximité de la base de la MINUSCA pendant que ceux qui l'ont pu, ont rejoint les villes voisines.
 
Une semaine plus tard, le gouvernement et la MINUSCA ont diligenté dans la localité une mission conjointe, à laquelle ont pris part quatre membres du gouvernement, à savoir Marie-Noëlle Koyara, ministre de la Défense nationale, Henri Wanzet Linguissara, ministre de la Sécurité publique, Virginie Mbaïkoua, ministre de l'Action humanitaire et de la Réconciliation nationale, et Balla Keïta, chef de la force de la MINUSCA.
 
A cette occasion, le général Balla Keita avait exigé le déguerpissement immédiat des rebelles, au risque de retrouver les forces de la MINUSCA sur leur chemin. Malgré la mise en garde, les rebelles ont continué de narguer les forces de la MINUSCA et d'occuper les bâtiments administratifs, à l'exemple de la brigade de gendarmerie qu'ils ont transformée jusqu'à ce que, une semaine plus tard, la MINUSCA ait décidé une intervention.
 
Dans un communiqué publié le 7 octobre dernier, la force de l'ONU en République Centrafricaine a indiqué avoir « engagé des moyens importants, y compris des hélicoptères, dans le but de sécuriser la ville et ses environs afin d’empêcher le retour à Bocaranga des 3R et d’autres éléments et groupes armés, y compris les anti-Balaka ».
 
Aux dernières nouvelles, la vie est en train de reprendre à Bocaranga, avec le retour des personnes déplacées. Seulement, un grand nombre de maisons ont été incendiés par les rebelles, au moment de leur fuite.

Mardi 10 Octobre 2017
Alain-Patrick Mamadou / ACAP

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